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Obtenir un deuxièmeavis peut aider

Epi-Suisse propose un conseil social aux personnes atteintes d’épilepsie et à leurs proches. La demande est grande. Pour notre magazine, Mélanie Volluz répond à des questions tirées de son travail quotidien et susceptibles d’intéresser un grand nombre de patientes et patients.

« Mon fi ls de 10 ans est atteint d’épilepsie, il a été diagnostiqué il y a peu à la suite d’un EEG. Il a fait 5 crises généralisées non motrices (absences) durant la nuit ces deux dernières années. Le neuropédiatre nous a dit qu’il y avait deux options thérapeutiques à ce stade: le traiter par médicaments (ce qui comporte parfois des effets secondaires) ou observer et voir comment son épilepsie évolue. Nous ne savons que faire et souhaitons un autre avis médical. Comment peut-on procéder? »

Un deuxième avis médical est un droit et peut aider patients et parents à faire un choix thérapeutique en connaissance de cause et sereinement. Souvent, les parents hésitent, par crainte de la réaction du médecin.

Soyez rassurés, la plupart des médecins comprennent que les parents demandent un second avis. Un nouveau diagnostic est un stress considérable pour vous parents et vous souhaitez le meilleur pour votre enfant. Quoi qu’il en soit, le médecin a l’obligation de transmettre le dossier médical de votre enfant à un autre médecin de votre choix. Ce dernier, neutre, donnera son avis sur la base des examens déjà réalisés, sans effectuer le traitement qui reste du ressort du premier médecin.

Nous pouvons vous aider à préparer les questions à poser au médecin auprès duquel vous sollicitez un deuxième avis.

Le deuxième avis médical n’est pas une prestation obligatoire selon la LAMal. Il est donc important de vérifi er au préalable avec l’assureur maladie de votre enfant si et dans quelles conditions cette prestation va être remboursée.

Au fi nal, si vous ne trouvez pas de réponse satisfaisante auprès de l’assureur de votre enfant, n’hésitez pas à contacter le service de conseil social d’Epi Suisse qui pourra vous orienter sur des organismes de défense des assurés.

Je suis au bénéfi ce d’une rente d’invalidité entière. Est-ce que j’ai le droit de travailler malgré mon invalidité?

L’invalidité n’est pas une incapacité de travail, mais une diminution de la capacité de gain à la suite d’une atteinte à la santé. La rente entière est octroyée lorsque le degré d’invalidité est d’au moins 70%. En théorie, cela vous laisse une capacité de gain de 30%. Ainsi, vous pouvez travailler dans une activité qui est compatible avec votre santé, en milieu protégé ou dans l’économie libre.

Si vous obtenez un contrat de travail, il faut impérativement en informer l’office AI.

Le montant d’une rente étant peu élevé pour vivre décemment, un emploi adapté à votre santé peut se révéler non seulement économiquement intéressant mais également source de satisfaction et de réalisation personnelle.

Si vous souhaitez calculer quelle est votre capacité de gain résiduelle en fonction de votre rente de l’assurance invalidité, vous pouvez prendre contact avec notre service de conseil social.


Cet article a été initialement publié dans le magazine Epi-Suisse 02/2020
Texte: Mélanie Volluz


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