Couple

Le ou la par­ten­aire d’une per­son­ne att­ein­te d’épilepsie est, lui ou elle aus­si, tou­jours affecté(e) par la mala­die. L’angoisse de la pro­chai­ne cri­se ne quit­te jamais les pro­ches. Les par­ten­aires s’impliquent sou­vent très for­te­ment dans la gesti­on admi­ni­stra­ti­ve, voi­re se char­gent entiè­re­ment de la cor­re­spondance ou des négo­cia­ti­ons avec les assuran­ces. Si le cou­p­le a des enfants, la que­sti­on de savoir dans quel­le mes­u­re le parent att­eint d’épilepsie peut assu­mer des tâches de gar­de se pose. Du fait des con­train­tes finan­ciè­res qu’entraîne sou­vent l’épilepsie, l’activité pro­fes­si­on­nel­le du con­joint ou de la con­join­te devi­ent très importan­te, car elle sert à sub­ve­nir aux besoins de la famil­le. Si elle vient à dimi­nu­er pour des rai­sons de san­té, par exemp­le, la pres­si­on éco­no­mi­que qui pèse sur tou­te la famil­le peut con­sidé­ra­ble­ment aug­men­ter. Lorsque le ou la par­ten­aire com­mence à jou­er un rôle de soi­gnant, la sexua­li­té et la rela­ti­on tout entiè­re sont menacées.

La por­tée du fait d’être la per­son­ne la plus pro­che de quelqu’un d’atteint d’une mala­die chro­ni­que est fré­quem­ment sous-esti­mée, y com­pris par les intéres­sés eux-mêmes. Remett­re en que­sti­on sa place dans le cou­p­le, par­ta­ger les ango­is­ses et sou­cis par rap­port à la mala­die, cla­ri­fier son prop­re rap­port à l’épilepsie et y réflé­chir aide à pré­ser­ver une rela­ti­on dyna­mi­que au quo­ti­di­en et à poser des limi­tes lorsque c’est nécessaire.