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Vie professionnelle2017-09-01T09:51:08+00:00

Travail et épilepsie

La plupart des métiers courants sont envisageables même avec une épilepsie active. Il existe toutefois des restrictions pour certaines activités susceptibles de compromettre la sécurité des personnes atteintes d’épilepsie ou de leurs collègues de travail et/ou des personnes mineures ou vulnérables dont elles ont la responsabilité.

Bien souvent, il n’est pas simple de déterminer les activités possibles ou non. Outre le médecin, il est recommandé de consulter un assistant social ou une assistante sociale spécialiste de la question pour trouver des solutions individuelles. Un changement de poste ou un aménagement de l’activité au sein de l’entreprise peuvent être suffisants, mais il arrive aussi qu’une reconversion soit nécessaire. La question de la nécessité ou de l’opportunité d’informer l’entreprise de la maladie est également cruciale.

La plupart des métiers courants sont envisageables même avec une épilepsie active. Toutefois, les activités sur des échelles ou des échafaudages, ainsi que sur des machines dangereuses ou impliquant la manipulation de substances dangereuses sont exclues. La conduite de véhicules automobiles est en outre interdite. Enfin, la surveillance et l’encadrement autonomes de personnes mineures ou vulnérables ne sont pas autorisés.

Bien souvent, il n’est pas simple de déterminer les activités possibles ou non. Outre le médecin, il est recommandé de consulter un assistant social ou une assistante sociale spécialiste de la question pour trouver des solutions individuelles. Un changement de poste ou un aménagement de l’activité au sein de l’entreprise peuvent être suffisants.

Selon Dr Günther Krämer, neurologue, les restrictions concernant la plupart des postes de travail disparaissent:

  • en cas d’absence de crise depuis deux ans sous traitement médicamenteux;
  • en cas d’absence de crise depuis un an après un traitement chirurgical;
  • si les crises surviennent uniquement pendant le sommeil depuis plus de trois ans;
  • s’il se produit uniquement des crises dont les symptômes sont insignifiants du point de vue de la médecine du travail (pas de chutes, de troubles de la conscience ni de la motricité corporelle).

Seuls les domaines du transport de personnes (taxi, tram, bus, train, avion) et du transport par camions sont soumis à des règles plus strictes. Le travail en équipe (ou travail en rotation) a par ailleurs une influence négative en raison du rythme sommeil/éveil irrégulier.

Si, pour des raisons de sécurité, il devient impossible de continuer à exercer son métier ou si l’employeur actuel refuse de procéder à des adaptations, il est recommandé de contacter l’assurance-invalidité le plus tôt possible, afin de prendre des mesures préventives dans les meilleurs délais. Les personnes présentant des signes précurseurs d’une invalidité potentielle sont ainsi rapidement repérées. L’objectif est de les aider, par des mesures appropriées, à rester dans le monde du travail ou à s’y réinsérer rapidement, afin de prévenir l’invalidité.

Comme toujours en cas de reconversion, les centres d’intérêt et compétences de la personne sont déterminants. L’épilepsie ne doit toutefois pas être ignorée. Les questions clés à cet égard sont les suivantes: dans quelle mesure l’épilepsie est-elle régulée? Que se passera-t-il si une crise se produit au travail? Les métiers dans lesquels le risque de mise en danger est accru pour la personne elle-même ou pour des tiers ne conviennent pas en cas d’épilepsie. L’impact sur le choix du métier dépend donc de la forme d’épilepsie, ainsi que de la fréquence, du moment et de la sévérité des crises.

Une bonne coopération entre la personne affectée mais aussi son entourage, le service d’orientation professionnelle de l’AI, un éventuel employeur et le médecin traitant favorise la réussite de la reconversion.

De nombreuses personnes affectées se demandent si elles doivent informer leur employeur ou leurs collègues en cas d’épilepsie, qu’elle soit récente ou non. La peur de perdre leur emploi ou de ne pas être embauchées, voire d’être soudain traitées différemment par leurs collègues est la principale cause d’hésitation.

Si l’épilepsie est bien régulée et que la personne en question n’a plus de crises, l’information n’est pas absolument nécessaire et laissée à la libre appréciation du salarié ou de la salariée. Dans ce cas, il suffit de se montrer honnête dans les renseignements sur l’épilepsie fournis à la caisse de pensions et lors des examens par le médecin du travail.

Par contre, si la personne est toujours victime de crises, elle devrait, en fonction de leur nature et de son poste de travail, mettre ses supérieurs et son entourage proche dans la confidence. Ils devraient être informés des principales mesures d’urgence, ainsi que de la fréquence des crises et du moment de la journée où elles surviennent. Vous trouverez plus d’informations sur le thème «Parler de l’épilepsie».