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Organisation des loisirs2017-07-31T10:26:21+00:00

Organisation des loisirs

Bien souvent, l’épilepsie seule n’empêche pas d’organiser ses loisirs, en fonction de ses goûts et envies.

Selon la nature et la fréquence des crises, des mesures de précaution doivent cependant être prises. Elles peuvent être très différentes: chez certaines personnes, des journées bien structurées et au déroulement régulier suffisent à réduire le risque de crises. Il leur suffit par exemple de ne pas se coucher trop tard. D’autres personnes en revanche ne devraient pas pratiquer certains loisirs, à moins éventuellement d’être accompagnées.

Des considérations particulières s’appliquent à des disciplines sportives spécifiques et aux voyages.

Une activité physique régulière est, à de rares exceptions près, bonne pour la santé à tout âge, que l’on soit ou non atteint d’épilepsie. Les enfants devraient pouvoir pratiquer tous les sports et ne pas être exclus. Faire du sport permet de se sentir mieux et d’être plus performant. Le fait d’éprouver son adresse, sa force et son endurance est bénéfique au niveau physique et mental, améliore la confiance en soi et l’estime de soi. Le sport collectif a en outre un aspect relationnel positif.

En plus des préférences personnelles, le choix du sport dépend du type d’épilepsie et de la fréquence des crises. Les disciplines les plus dangereuses pour les personnes atteintes d’épilepsie sont celles associées à un risque élevé de blessure et de chute. Les sports extrêmes qui font courir un grand danger en cas de crises, tels que le saut en parachute, l’escalade ou la plongée sous-marine, sont également inappropriés.

Du fait du risque de noyade, il est préférable d’éviter les activités dans et au bord de l’eau, surtout dans les eaux libres (mer, lac, rivière). La natation et les sports aquatiques comportent des risques particulièrement élevés et exigent donc des précautions spécifiques. Il y a un risque de noyade en cas de crise! Cela ne signifie pas que les personnes atteintes d’épilepsie doivent, d’une manière générale, renoncer à se baigner et à nager. Nager à la piscine sans accompagnement ni surveillance est toutefois dangereux, même si les crises sont régulièrement annoncées par des signes précurseurs (appelés aura). Il est donc recommandé d’avertir le maître-nageur ou la surveillante et d’informer les accompagnants sur les mesures de premiers secours.

Voici une liste non exhaustive de sports adaptés: sports de ballon, gymnastique au sol, golf, ski de fond, athlétisme, vélo sur pistes cyclables, danse, tennis et randonnée. Les sports adaptés à condition d’être accompagné(e) sont par exemple l’équitation, l’aviron, et la natation. Parmi ceux qui ne conviennent que sous certaines conditions, il y a le foot, la gymnastique aux agrès ou le ski alpin.

De nombreuses disciplines sont envisageables et enrichissent le temps libre de la personne affectée à condition de faire preuve de bon sens et de tenir compte des spécificités individuelles de l’épilepsie. Par ailleurs, l’activité physique oblige à respirer plus à fond, ce qui peut diminuer le risque de crise et constitue un effet secondaire positif.

L’épilepsie ne devrait pas faire obstacle aux vacances. Mais les personnes affectées doivent prendre certains éléments supplémentaires en considération et effectuer des préparatifs en amont lors des voyages, notamment. Presque toutes les destinations sont envisageables à condition de se renseigner soigneusement au préalable. Il est judicieux de parler d’un voyage lointain à son médecin traitant et de prendre les dispositions individuelles nécessaires.

La prise régulière et inchangée des médicaments est la priorité absolue dans ce cadre. Lors de voyages à l’étranger, il faut veiller à emporter suffisamment de médicaments, car ceux-ci ne sont pas toujours disponibles sur le lieu de vacances. Afin d’éviter les problèmes à la douane, il est conseillé de se procurer auprès de son médecin un certificat dans la langue officielle du pays de destination.

La plupart des personnes atteintes d’épilepsie peuvent voyager en avion. Il faut cependant savoir que les exigences des compagnies aériennes diffèrent en matière d’aptitude au vol des passagers. Le cas échéant, il convient de demander à son médecin traitant une attestation adéquate au sujet de l’épilepsie, de la médication et des mesures de premiers secours.

Lors des voyages lointains, il faut également penser à tenir compte du décalage horaire lors de la prise régulière des médicaments. Il est judicieux d’élaborer avec le médecin un schéma de prise qui permette de prendre les médicaments à la même heure sur le lieu de destination qu’à la maison.

Il faut par ailleurs prêter une attention particulière aux conditions d’hygiène, afin d’éviter les risques de diarrhées et de vomissements susceptibles de perturber l’assimilation des médicaments.

Vaccination et prophylaxie antipaludique

Lorsque l’on souhaite se rendre dans des pays ou un vaccin spécifique ou une prophylaxie antipaludique sont nécessaires, il est recommandé de prendre contact avec son ou sa neurologue le plus tôt possible. Les aspects à prendre en considération au sujet de la vaccination de personnes atteintes d’épilepsie sont précisés ici:

Information sur vaccinations