L’employeur doit être informé des problèmes de santé qui surviennent au cours d’une relation de travail, qui présentent un risque pour le salarié lui-même ou pour des tiers et qui peuvent avoir un impact sur le fonctionnement de l’entreprise. Nous vous conseillons de discuter personnellement avec vos supérieurs. Dans le cas de l’épilepsie, si les crises ne se produisent que pendant le sommeil, par exemple, ce devoir d’information ne s’applique pas.
En revanche, c’est à vous de décider si vous voulez avertir vos collègues, en fonction de votre situation. S’ils sont un jour témoins d’une crise, il faut savoir que cela risque de les déstabiliser. Des informations factuelles sur la maladie peuvent contribuer à éliminer les craintes et les préjugés. Si des problèmes surviennent ou que l’employeur ou des membres de votre équipe réagissent avec beaucoup d’incertitude après avoir été informés, voire vous excluent, sachez que notre consultation est à la disposition de toutes les parties prenantes et que nous tentons de désamorcer individuellement chaque situation. Malheureusement, les personnes atteintes d’épilepsie constatent régulièrement que leur maladie les désavantage dans leur recherche d’emploi. Là encore, vous n’avez l’obligation d’informer un futur employeur de votre affection chronique que si elle a des répercussions sur le travail. Les questions sur l’état de santé général ne sont pas autorisées lors de l’entretien d’embauche. Dans le cadre de la procédure de candidature, nous vous conseillons de n’évoquer votre maladie qu’après la première rencontre et lors d’un entretien personnel. Ici aussi, des informations factuelles peuvent être rassurantes. Évitez de mentionner l’épilepsie dans votre dossier de candidature, vous risqueriez de ne même pas être convié(e) à un entretien d’embauche.
Epi-Suisse propose du matériel d’information et les personnes atteintes d’épilepsie et les employeurs peuvent également nous contacter directement pour se renseigner et obtenir des conseils en cas de doutes ou de questions.
Cet article est paru pour la première fois dans Epi-Suisse Magazine 01/2021